Je m’appelle Julien. J’ai 38 ans et je vis entre Bordeaux et le Médoc, où j’ai grandi. Ma première gorgée de vin, c’est mon grand-père qui me l’a donnée à six ans : une larme de Margaux dans un verre d’eau, pour me faire goûter. Je n’ai pas aimé. Mais j’ai retenu la couleur, l’odeur, et surtout le sourire qu’il avait en me regardant.
Vingt ans plus tard, après dix ans à bosser dans le marketing à Paris, je suis rentré dans le Sud-Ouest. Pas pour devenir vigneron (je ne suis pas du tout doué pour faire pousser des choses), mais parce que j’avais besoin de retrouver ce qui me bottait vraiment : la table, les bouteilles partagées, les rencontres avec ceux qui fabriquent ce qu’on boit.
J’ai commencé à noter mes dégustations en 2016, dans un Moleskine offert pour mon anniversaire. Au début c’était trois lignes par bouteille : où, avec qui, est-ce que ça m’a plu. Puis c’est devenu plus précis. Aujourd’hui j’ai cinq carnets remplis, et j’ai eu envie de partager ce que j’y note, parce que je trouvais que la plupart des sites sur le vin manquent de franchise.
La règle est simple : je n’écris que sur ce que j’ai vraiment bu, dans des conditions réelles (chez moi, au restau, en voyage), et je dis ce que j’en pense sans tourner autour du pot. Pas de phrases de critique gastronomique qu’on ne comprend pas. Pas de 18/20 systématique parce qu’on a peur de fâcher.
Pour chaque bouteille (ou flacon, ou planche de fromages), je note quatre choses :
Pas de note chiffrée. Pas d’étoiles. Juste un avis honnête.
Le carnet est organisé autour de quatre univers qui correspondent à mes obsessions :
Je ne vends rien. Je n’ai pas de partenariat avec une cave, un distributeur ou une marque. Si je parle d’un producteur, c’est parce que j’ai aimé sa bouteille, pas parce qu’il m’a envoyé un échantillon. Quand un domaine m’offre une visite, je le précise dans l’article. C’est la règle de base, je m’y tiens.
Une question, une suggestion de domaine à découvrir, un coup de cœur à partager ? Écris-moi sur la page contact. Je lis tout et je réponds (parfois avec un peu de retard, surtout en période de vendanges).